mercredi 4 juin 2008

Vente Lavement...

Comment vendre un scooter à 10000€ comme un boîte de "Dragées Fuca" (dits "Bisons fûtés")?

Simple, il suffit d'aller chez le concessionnaire Suzuki de Périgueux... Tout se déroule à fréquence subliminale et l'on se retrouve expédié comme un lavement... Description :

  • La vente se place sur un coin d'un bureau style table de camping,
  • avec un téléphone qui NE CESSE de sonner !!!
  • et l'on reste assis bêtement, muet, attendant la fin improbable des communications téléphoniques,
  • puis l'on comprend que c'est grande chance que d'avoir bénéficié d'un dépôt-vente gratuit. Parce son métier "ce n'est pas de faire des ristournes sur du neuf" !!!
  • le dit dépôt-vente vous obligeant par ailleurs a subir les turpitudes du vendeur qui attend sa proie... Sans avoir profité d'une simple reprise sur l'achat d'un véhicule neuf...
  • et pendant les précités coup de téléphone, l'on vit de grands moments de solitude laissés à admirer béatement les médailles à la gloire des courses moto passées du sieur vendeur,
  • mais à aucun moment il n'est question de parler de ses soi, de ses propres besoins par rapport au produit. Produit forcément bon, puisqu'au catalogue du meuh-sieur,
  • on signe vite,
  • puis ce vendeur se lève, s'en retourne au fond du magasin, et vous plante comme un Ginkgo biloba au milieu de sa boutique,
  • là on se dit qu'il va revenir, qu'il est aller chercher un cadeau maison (porte-clé Suzuki par exemple)... et bien non,
  • on traverse seul la boutique (en forme de suppositoire d'ailleurs !) pour se diriger hésitant vers la sortie,
  • au deux tiers du chemin on entend un vague et lointain "voir" !

Bref, la grande classe !

Rappel Dragées Fuca :

"Heu ! Qu'est-ce qu'y a encore ? Ah ! Y a ce qu'on appelle aussi, à la télévision, les campagnes jumelées.Pendant trois semaines, ils font les dragées Fuca ...Les dragées Fuca... Voyez ? Chlaff ! Faut tes prendre par deux. ça fait : un, deux, trois ! Chlafff !Les dragées Fuca c'est un peu comme les Bisons Futés, c'est pour éliminer les bouchons, mais les Bisons Futés c'est sur les routes, les dragées Fuca c'est dans les chiottes quoi !Alors, pendant trois semaines, ils font les dragées Fuca.Chlafff ! Chlafff ! Deux le matin, rien le soir.- Pardon, monsieur, la pharmacie siou plaît ?- Suivez la ligne jaune !" Coluche

vendredi 7 mars 2008

Amitié Franco belge

Ostende, le mardi 4 mars 2008

Tempête en provenance du pôle nord ; la Mer du Nord rejoue la guerre des Dieux... chaque nanomètre carré de peau en souffrance thermique ! Bon dieu, elle se mérite la Flandre !!!
- Première pause café dans un lieu mirifique : café brûlant, délice au pommes 5 étoiles.... TVB.
- Deuxième pause dînatoire : haine interaciale, ethnophobie, sous couvert de fierté mal placée.

Le restaurant portait pourtant le nom prometteur de "Picasso" ! Un hymne international à l'ouverture d'âme... Pourtant la chose s'engagea très mal avec la mère haridelle qui servait de dame patronne.
1/ En entrant, je me dirige vers elle afin de lui indiquer le nombre de personnes souhaitant dîner : un vague Borborygme me fit comprendre mon impudence. Chacun s'assied où il lui sied, sans importuner pour autant Dame Patronne...
2/ La carte des mets est entièrement rédigée en flamand : incompréhensible à 200 % pour le mirliflor éconduit ! Aucun espoir de traduction compte tenu du caractère sacré de la langue... Prenant mon courage à 2 mains, je hèle D.P. !!! "NON HEIIIIIIIINNNNN" me gratifia-t-elle après que j'eus quémandé une carte traduite en français ??? Regard en coin, demi-tour en furie, D.P. vient de me prendre pour un wallon refusant la langue régionale !?!?!?
3/ 20' à attendre en poursuivant l'effort vain de traduction, après avoir lancé un compte à rebours destiné à estimer le moment opportun d'une éventuelle retraite (piège abscon quand tu nous tiens).
4/ D.P. finit par venir nous questionner sur notre choix ??? CORNELIEN ??? Je me sens obligé de lui signaler que compte tenu de ma nationalité française, je ne possède aucune compétence néerlandophone !!!
5/ Cette dernière information glanée, D.P. concède à ânonner quelques explications éclairant la sibylline carte des menus...
6/ Pas un sourire de tout le repas : rudesse flamande ?
7/ Pas de machine à CB, je dois laisser mon commensal en otage pour dénicher un distributeur qui accepterait les cartes Visa.

Touristiquement Vôtre...

mercredi 13 février 2008

Germinal en Dordogne

A la recherche du diamand noir...
Sortie en vélo du dimanche 9 février 2008 ; tout paraît normal sur les routes de Dordogne jusqu'au moment crucial ou nous cherchâmes un débit de boisson (celle noir, caféinée, et savoureuse) ! Et le paradis se transforme en enfer lorsque notre Venise périgourdine affirme un taux de remplissage de 100 % de ses terrasses au soleil !!! Obligation pour nous de poursuivre notre route pour enfin trouver 1/2 heure après la première tentative, et quelques litres de sueur le dit café dans un patelin misérable non loin de Sorge le Blair... Un café restaurant, dimanche après midi. Café vide, restaurant : deux couples du 4ème âge. Dewis en entrant après s'être assis : "mais, nous a-t-il dit bonjour ?". Peut-être une coutume locale pour le patron du lupanar de pratiquer LA gueule d'enterrement à l'arrivée de deux cyclistes bariolés. Hypothèse immédiate de remise en cause personnelle : "nous devons dégager des odeurs de trépas qui couvrirait le remugle local ; nous sommes rentrés dans un 4 étoiles Michelin par naiveté juvénile, aveuglement, ou jacquerie ; il ne nous a pas vu, peut-être sommes nous quasi transparents, éreintés par la vie et le vice"... L'ego est toujours secoué dans ces difficiles moments !!! Et bien non, l'homme nous avez repéré : bien sûr, puisque 20' après, dans une salle de taille réduite, il daigne nous interroger quant à notre commande. Bilan, le café (bon heureusement) avalé, nous laissames 20 cents de pourboire, de peur d'avoir à demander une quelconque monnaie à ce parangon de l'impolitesse à la française...